Étude Maître Régis Bergonzi
Avocat-défenseur près la cour d’appel de Monaco
L’Étude Régis Bergonzi a été créé en janvier 2005 dans la Principauté de Monaco, au 37 Boulevard des Moulins dans le quartier de Monte-Carlo.
Ses valeurs essentielles sont : la rigueur, la qualité juridique, la confidentialité, l’indépendance, l’honnêteté et la transparence à l’égard de ses clients.
Le Cabinet a su instaurer une relation de confiance avec une clientèle constituée de clients institutionnels et de particuliers, tant monégasques qu’internationaux, qui profitent de ses compétences dans de nombreux domaines (droit civil, droit pénal, droit international privé et droits de l’homme) et de sa parfaite maîtrise de la procédure monégasque.
Fortement engagé dans la défense des Droits de l’Homme, Régis BERGONZI occupe des fonctions très importantes auprès du Conseil de l’Europe et de l’Union Internationale des Avocats et veille scrupuleusement à la bonne application de la Convention Européenne de Sauvegarde des Droits de l’Homme dans les procédures qui lui sont confiées, notamment lorsqu’il assiste ses Clients dans des affaires pénales sensibles en Principauté de Monaco.
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Le projet de loi n°1108 instituant la rupture conventionnelle : une étape clé dans la modernisation du droit du travail monégasque La Principauté a franchi hier une étape structurante avec l’introduction d’un mécanisme inédit : la rupture conventionnelle du contrat de travail. Le projet de loi n°1108, voté hier soir, permettra dorénavant au salarié et à l’employeur de mettre fin d’un commun accord au contrat à durée indéterminée, dans un cadre strictement encadré et adapté aux spécificités du marché monégasque. Issu d’échanges approfondis entre le Gouvernement et le Conseil National, le texte consolidé poursuit un objectif clair : offrir un dispositif sécurisant, équilibré et opérationnel. Réservée au secteur privé, la rupture conventionnelle traduit une prudence assumée du législateur. Plusieurs institutions ont néanmoins relevé que l’exclusion des agents publics introduit une différence de traitement, alors que la France a ouvert ce mécanisme à ses fonctionnaires depuis 2020. Cette limitation pourrait toutefois constituer une première étape avant une éventuelle extension du dispositif. L’entretien préalable, obligatoire, constitue l’un des piliers de la réforme. Il vise à garantir la liberté du consentement en permettant aux parties de s’exprimer et de vérifier l’absence de pression. Le projet prévoit également un droit de rétractation de sept jours, offrant la possibilité de revenir sur l’accord sans justification et sans conséquence professionnelle. L’ensemble tend à assurer un consentement véritablement libre et éclairé. Autre élément majeur : la rupture ne deviendra effective qu’après homologation par l’Inspection du travail. Celle-ci vérifie la conformité de la convention, peut solliciter des documents complémentaires ou entendre les parties, et le délai d’instruction est alors suspendu jusqu’à réception des pièces ou tenue de l’entretien. Pour les salariés protégés, une vigilance renforcée s’applique : à la différence du régime général, l’absence de réponse de l’Inspection dans le délai de quinze jours vaut refus d’homologation, marquant une protection accrue. Sur le plan financier, le salarié percevrait une indemnité librement négociée, dans le respect d’un plancher déterminé par son ancienneté. Plusieurs avis institutionnels ont toutefois mis en garde contre le risque de renonciation involontaire à des droits conventionnels plus favorables. La mise en place d’un mécanisme de comparaison des droits, recommandée notamment par le Haut-Commissariat à la Protection des Droits et à la Médiation, permettrait de prévenir ce risque et de renforcer la transparence du dispositif. La réforme est également permise par l’Avenant du 6 juin 2025 conclu avec l’UNEDIC, qui ouvre l’accès à l’allocation chômage en cas de rupture conventionnelle. Cet apport est déterminant pour garantir la cohérence globale du mécanisme et son attractivité pour les salariés. Le projet a conduit à des ajustements significatifs. Les élus ont supprimé certaines infractions pénales initialement prévues, considérant que les sanctions du droit commun suffisent et qu’un arsenal pénal trop lourd risquerait de déstabiliser un dispositif encore nouveau. En définitive, la rupture conventionnelle apparaît comme un instrument de modernisation équilibré, offrant une alternative plus apaisée au licenciement et à la démission. Son efficacité dépendra toutefois de son appropriation par les acteurs, de la vigilance de l’Inspection du travail et des premiers éclairages jurisprudentiels. Les dispositions entreront en vigueur trois mois après leur publication au Journal de Monaco, délai destiné à permettre aux entreprises et aux salariés de se préparer pleinement à la mise en œuvre du dispositif. Ce projet inscrit clairement Monaco dans une dynamique d’évolution de son droit du travail, conciliant flexibilité économique et protection effective des salariés.
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